À quelques jours des élections législatives du 23 septembre, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) précise les dossiers qu’elle souhaite placer au centre du prochain cycle économique. Réuni le 10 septembre sous la présidence de Mehdi Tazi, le Conseil d’administration de la Confédération a retenu cinq priorités : accélérer l’investissement privé et renforcer la base industrielle, améliorer la compétitivité et la montée en gamme, soutenir davantage les TPME, développer l’emploi et les compétences et renforcer l’internationalisation des entreprises marocaines.
Le deuxième Conseil d’administration du mandat 2026-2029 intervient dans une séquence à la fois économique et politique. Pour la CGEM, l’enjeu est désormais de transformer la dynamique d’investissement et les réformes engagées ces dernières années en davantage de création de valeur, d’emplois et d’opportunités pour les entreprises, en particulier les très petites, petites et moyennes entreprises.
La TPME au centre de la stratégie de croissance
Mehdi Tazi a insisté sur le rôle que doit jouer l’entreprise dans la prochaine phase de croissance du Maroc. La priorité est notamment donnée aux TPME, considérées comme un levier essentiel pour diffuser davantage les effets de la croissance dans l’économie.
L’objectif affiché est double : permettre aux entreprises de créer davantage de valeur et favoriser une progression plus large de l’emploi. La CGEM souhaite également que cette dynamique profite davantage aux jeunes, aux femmes et aux différents territoires du Royaume.
Le soutien aux TPME constitue ainsi l’un des cinq axes arrêtés par la Confédération. Il s’inscrit aux côtés de l’investissement privé, de la compétitivité, de l’emploi et de l’ouverture internationale.
Cinq chantiers pour la rentrée économique
Le premier axe concerne l’accélération de l’investissement privé et le développement de la base industrielle nationale. La CGEM entend ainsi poursuivre ses efforts en faveur d’un environnement permettant aux entreprises d’investir, de produire davantage et de renforcer leur présence dans les chaînes de valeur.
Le deuxième chantier porte sur la compétitivité et la montée en gamme. Pour le patronat, l’amélioration de la productivité et de la capacité des entreprises à se positionner sur des activités à plus forte valeur ajoutée constitue un enjeu central de la prochaine phase économique.
Le troisième volet est consacré au renforcement du soutien aux TPME, qui constituent une part majeure du tissu entrepreneurial marocain. L’accès au financement, l’accompagnement et les conditions de développement de ces entreprises figurent parmi les sujets appelés à être portés par la Confédération.
La CGEM place également l’emploi et les compétences parmi ses priorités. La question dépasse la seule création de postes : elle concerne aussi l’adéquation entre les besoins des entreprises et les profils disponibles sur le marché du travail.
Enfin, la Confédération veut accélérer l’internationalisation des entreprises marocaines et diversifier leurs marchés à l’export. Cette orientation s’appuie notamment sur un dispositif de commissions géographiques consacrées à l’Afrique, à l’Europe et à la Méditerranée, aux Amériques, au Moyen-Orient ainsi qu’à l’Asie et l’Océanie.
Des échanges engagés avec les formations politiques
La rentrée économique se déroule cette année dans un contexte électoral particulier. À l’approche des législatives du 23 septembre, la CGEM indique avoir engagé des échanges avec les formations politiques qui en ont exprimé le souhait.
La Confédération entend à la fois prendre connaissance des propositions économiques portées par les différents acteurs politiques et faire valoir les préoccupations du secteur privé. Parmi les sujets mis en avant figurent notamment les conditions d’investissement, la compétitivité des entreprises, l’emploi, les compétences et le développement des TPME.
Au-delà du scrutin, la CGEM prépare déjà les dossiers qu’elle souhaite porter auprès du prochain gouvernement. Elle entend inscrire cette démarche dans un dialogue présenté comme constructif et responsable, avec pour objectif de consolider les avancées enregistrées par le Maroc et d’ouvrir une nouvelle séquence de croissance.
Une gouvernance organisée autour de 22 commissions
Le Conseil d’administration a également permis de compléter la gouvernance de la CGEM pour le mandat 2026-2029. Vingt-deux commissions thématiques auront pour mission de travailler sur les principaux sujets économiques et entrepreneuriaux identifiés par la Confédération.
Leur champ d’intervention couvre notamment l’attractivité et le climat des affaires, le développement des compétences, la réforme législative, le dialogue social, l’accès aux financements, la fiscalité et la compétitivité, la logistique, le commerce extérieur ou encore l’économie verte.
La nouvelle organisation accorde également une place aux enjeux liés à l’innovation et à la transformation de l’économie, avec des commissions dédiées aux start-up, à l’intelligence artificielle, à l’innovation et à l’intelligence économique. La croissance des TPME et l’entrepreneuriat figurent eux aussi parmi les axes de travail.
Cette architecture comprend enfin plusieurs commissions géographiques consacrées aux principaux marchés et espaces économiques : Afrique, Europe et Méditerranée, Amériques, Moyen-Orient, Asie et Océanie. Elles doivent contribuer à accompagner les entreprises marocaines dans leur développement à l’international.
Les administrateurs ont par ailleurs approuvé la nomination des membres des comités permanents de la Confédération, achevant ainsi la mise en place du dispositif de gouvernance du mandat 2026-2029.
Avec ces cinq priorités et cette nouvelle organisation, la CGEM entend peser sur les choix économiques de la prochaine période. Le prochain gouvernement devra notamment répondre aux attentes exprimées par le secteur privé en matière d’investissement, de compétitivité, de financement des TPME, de compétences et d’ouverture sur les marchés internationaux.
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